Pourquoi nous n’avons pas renouvelé notre certification RGE (et pourquoi c’est une bonne nouvelle pour vous)

Chez Sun Elite Solutions, nous prenons régulièrement le temps de remettre à plat nos process, nos coûts et nos engagements. Cette année, nous avons pris une décision qui peut surprendre : nous n’avons pas renouvelé notre qualification RGE QualiPV. Ce n’est pas un oubli, c’est un choix réfléchi. Et il mérite quelques explications, parce qu’il dit beaucoup de l’évolution du marché solaire en 2026.

Le RGE, c’était quoi exactement ?

Le label RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) a longtemps été la porte d’entrée vers les aides de l’État sur le photovoltaïque. Sans cette qualification, impossible pour le client de toucher la prime à l’autoconsommation ou de signer un contrat de rachat du surplus avec EDF Obligation d’Achat.

Concrètement, le RGE était une obligation conditionnant l’accès aux subventions. Pendant des années, cela a eu du sens. Le problème, c’est que le contexte a radicalement changé.

Ce qui a basculé en 2025

L’arrêté tarifaire dit « S21 » du 26 mars 2025 a profondément rebattu les cartes. En quelques mois, les deux piliers économiques qui justifiaient le RGE se sont effondrés :

  • Le tarif de rachat du surplus est passé d’environ 12,7 centimes à 4 centimes le kWh pour une installation de 9 kWc ou moins. Autrement dit, vendre son électricité au réseau ne rapporte presque plus rien.
  • La prime à l’autoconsommation a chuté à 80 €/kWc pour ces mêmes installations, soit 720 € maximum pour une installation de 9 kWc. Une somme qui ne pèse plus grand-chose face au coût global d’un projet.

Sources (barèmes officiels, mis à jour chaque trimestre par la CRE) :

Quand on additionne ces deux baisses, le constat est sans appel : l’avantage financier que le RGE permettait de débloquer est devenu marginal. Et la tendance ne va pas s’inverser, bien au contraire.

Le pire est encore à venir. Dans un avis du 21 mai 2026 portant sur le futur arrêté tarifaire S21, la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) a validé une nouvelle coupe massive du soutien public : le tarif de rachat du surplus doit passer de 40 €/MWh à 11 €/MWh, soit 0,011 € le kWh — un peu plus d’un centime. Autant dire que revendre son électricité au réseau ne représentera bientôt plus aucun intérêt économique. L’objectif assumé de la CRE est clair : pousser les producteurs vers l’autoconsommation et alléger les finances publiques.

Source : Photovoltaïque : la CRE enterre définitivement les généreux tarifs de rachat — Révolution Énergétique (29 mai 2026)

Pour bien mesurer ce que cela représente, faisons le calcul. Un kWh que vous revendez au réseau vous rapportera bientôt 0,011 €. Ce même kWh, si vous le consommez vous-même, vous évite d’en acheter un à votre fournisseur au prix d’environ 0,194 € (tarif réglementé EDF, juin 2026). Autrement dit, chaque kWh autoconsommé vaut près de 18 fois plus qu’un kWh revendu. Le match est plié.

La logique a définitivement basculé. Aujourd’hui, et plus encore demain, l’intérêt n’est plus de revendre au réseau, mais de consommer soi-même un maximum de l’électricité produite. Et pour cela, le RGE n’apporte strictement rien.

Une charge administrative lourde pour un bénéfice devenu symbolique

Maintenir une qualification RGE, ce n’est pas qu’une ligne sur un devis. C’est :

  • un renouvellement à payer chaque année ;
  • des audits de chantier réguliers et imposés ;
  • une charge documentaire et administrative continue ;
  • du temps mobilisé sur de la paperasse plutôt que sur le terrain.

Ce coût, in fine, se répercute toujours quelque part : sur nos tarifs, ou sur le temps que nous pourrions consacrer à votre projet. À partir du moment où la contrepartie pour le client se réduit à une prime de quelques centaines d’euros, l’équation ne tient plus.

Nous avons donc fait le choix de la cohérence : ne pas faire porter à nos clients le coût d’un label dont la valeur réelle s’est évaporée.

La vraie protection, c’est la garantie décennale — et elle, nous la conservons

C’est le point le plus important de tout cet article, et il faut le dire clairement : le RGE n’a jamais été ce qui vous protège. Le RGE conditionnait l’accès à des aides. Ce qui protège réellement votre installation et votre toiture pendant dix ans, c’est la garantie décennale.

Et celle-ci, nous la maintenons intégralement.

La garantie décennale est une obligation légale, issue de la loi Spinetta de 1978 et inscrite dans le Code civil. Lorsqu’une installation photovoltaïque est posée en toiture, elle est considérée comme un élément indissociable du bâtiment : elle relève donc pleinement de cette responsabilité décennale. Concrètement, cela signifie que pendant dix ans à compter de la réception des travaux, nous sommes responsables de tout dommage qui compromettrait la solidité de l’ouvrage ou rendrait votre logement impropre à son usage : défaut d’étanchéité, problème de structure, dommage lié à la pose.

Trois points méritent d’être soulignés, parce qu’ils font toute la différence pour vous :

  • C’est l’installateur qui paie, jamais le client. La souscription de cette assurance est à notre charge exclusive. Elle ne peut en aucun cas vous être refacturée. Avant le démarrage de votre chantier, nous vous remettons systématiquement notre attestation d’assurance décennale, mentionnant explicitement l’activité de pose photovoltaïque.
  • Elle vous protège même si l’entreprise disparaît. Contrairement à une simple promesse commerciale, la décennale est portée par un assureur. Si un sinistre couvert survient dans les dix ans, vous êtes indemnisé, indépendamment de la situation de l’entreprise.
  • Elle a une vraie valeur, là où le RGE n’en avait plus. Un label administratif qui ne débloque plus que quelques centaines d’euros d’aides ne vous protège de rien. Une décennale en règle, elle, couvre potentiellement des dizaines de milliers d’euros de réparations.

Quand vous choisissez un installateur, la vraie question à poser n’est pas « êtes-vous RGE ? » mais « pouvez-vous me montrer votre attestation de décennale à jour, mentionnant le photovoltaïque ? ». C’est elle qui engage réellement le professionnel sur la durée. Nous vous la fournissons sans que vous ayez à la demander.

Ce que cela change pour vous : rien d’essentiel

C’est le point le plus important, et il faut être clair là-dessus.

Notre métier ne change pas. Le sérieux, la qualité du matériel, le respect des règles de l’art : tout cela reste exactement identique. Comme expliqué plus haut, votre garantie décennale est pleinement maintenue. Le non-renouvellement du RGE n’a donc aucun impact sur la fiabilité de votre installation ni sur les protections qui la couvrent.

Notre positionnement reste l’autoconsommation intelligente. Produire pour vous, dimensionner au plus juste, optimiser votre taux d’autoconsommation, intégrer le stockage (batterie, Powerwall) et le pilotage intelligent de votre énergie. C’est là que se trouvent les vraies économies en 2026, et c’est précisément notre cœur de métier.

Pour la recharge de véhicule électrique, rien ne bouge non plus. Sun Elite Solutions reste qualifié IRVE. Vous bénéficiez donc toujours de la TVA à 5,5 % sur la pose et le matériel de votre borne de recharge à domicile (et de la TVA à 10 % pour une prise renforcée), à condition d’une facture unique pose + matériel.

Notre conviction

Le solaire de 2026 n’est plus celui de 2015. L’époque où l’on installait des panneaux pour revendre au réseau et capter des primes est révolue. La vraie rentabilité vient désormais de l’autoconsommation, du dimensionnement sur-mesure et de l’intelligence du système global.

Plutôt que de maintenir un label coûteux devenu une coquille administrative, nous préférons investir cette énergie là où elle compte vraiment : dans la qualité de nos installations et dans la pertinence de nos conseils.

C’est notre façon de rester honnêtes avec vous.


Vous avez un projet solaire ou de borne de recharge ? Parlons-en. Nous réalisons une étude de faisabilité sur-mesure, adaptée à votre consommation réelle et à vos objectifs.

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